Un drone survole ma maison : que faire ?

Notez la date, l’heure, la durée et si possible filmez le drone, puis signalez les faits à la police ou à la gendarmerie (17) si le survol se répète ou semble vous viser : capter des images de votre vie privée sans votre accord est un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende (article 226-1 du code pénal). N’essayez jamais de l’abattre.

Le survol ponctuel d’un drone qui passe en transit n’est pas, en soi, illégal partout : hors agglomération, l’espace aérien ne vous appartient pas. Ce qui est sanctionné, c’est le vol au-dessus de l’espace public urbain, le vol à très basse hauteur au-dessus de chez vous sans accord, et surtout la captation d’images de votre intimité (jardin clos, fenêtres, piscine).

Situation Que faire
Passage isolé, en hauteur Observer, noter — souvent un transit sans captation
Survols répétés ou stationnaires au-dessus de chez vous Preuves (vidéo, horaires) + plainte / appel au 17
Vous identifiez le pilote (voisin…) Dialogue d’abord, mise en demeure ensuite
Images de chez vous publiées en ligne Capture d’écran + plainte (art. 226-1 et 226-2)

Ce que dit la loi, précisément #

Deux terrains juridiques : la réglementation aérienne (zones, hauteurs, agglomération) que fait respecter la gendarmerie des transports aériens, et la vie privée, protégée par l’article 226-1 du code pénal — capter, enregistrer ou transmettre l’image d’une personne dans un lieu privé sans son consentement est un délit, drone ou pas. La diffusion de ces images constitue une infraction supplémentaire.

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Les bons réflexes pour constituer un dossier #

Filmez le drone avec votre téléphone, notez les créneaux horaires, la direction d’arrivée et de départ, l’éventuel véhicule ou pilote visible à proximité. Ces éléments permettent aux enquêteurs d’identifier l’exploitant, d’autant que les drones récents sont enregistrés et émettent pour beaucoup un signalement électronique traçable.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire #

Ni carabine, ni jet de pierre, ni brouilleur : détruire le drone d’autrui vous expose à des poursuites pour destruction de bien, et un drone qui chute peut blesser quelqu’un — sans compter que les brouilleurs d’ondes sont eux-mêmes illégaux. La réponse est judiciaire, pas balistique.

A-t-on le droit d’abattre un drone au-dessus de chez soi ?

Non. Même au-dessus de votre terrain, le drone reste le bien d’autrui et sa destruction est une infraction, en plus du danger créé par sa chute. Documentez et signalez, ne tirez pas.

Comment savoir si un drone me filme ?

Impossible d’en être sûr à l’œil nu : la caméra est orientable et grand-angle. C’est le comportement (stationnaire face à vos fenêtres, passages répétés) qui fait présumer la captation.

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Et si c’est un drone de la gendarmerie ou des pompiers ?

Les vols étatiques (recherches, incendies, surveillance encadrée) sont légaux dans leur propre cadre. En cas de doute, l’appel au 17 permet justement de le vérifier.

Mon voisin drone au-dessus de son jardin et frôle le mien : légal ?

Au-dessus de chez lui, à basse hauteur : toléré. Dès qu’il survole votre parcelle sans accord ou capte des images de chez vous, vous êtes fondé à lui demander d’arrêter, puis à porter plainte si ça continue.

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